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Centre de Recherches Sociologique et Politiques de Paris - CRESPPA

Center for Sociological and Political Research in Paris

UMR7217
depuis le 01/04/2009


Attaché à l'école doctorale : Economie, Organisations, Société

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Adresse Adresse
59-61, rue Pouchet 
75849  Paris Cedex 17

UFR de Philosophie, Information-Communication, Langages, Littératures, Arts du Spectacle (PHILLIA)

Le CRESPPA regroupe des chercheuses et chercheurs (CNRS ou universitaires) qui ont en commun l’étude des différentes formes sociales de domination et de mobilisation ainsi qu’un intérêt affirmé pour les divisions et catégorisations liées aux rapports sociaux.

La perspective socio-historique est une des formes privilégiées de la construction des objets de recherche : au GTM pour saisir les transformations des métiers et des groupes professionnels ou les articulations entre différents groupes sociaux et sexués, au CSU pour reconstituer la socio-genèse des processus de division sociale et de catégorisation issues par exemple de l’engagement.

La démarche comparative est aussi fortement présente dans nos programmes de recherche. Par la relativisation à laquelle invite la comparaison internationale, elle permet de mieux fonder, les modèles explicatifs issus des recherches de terrain. La démarche empirique est en effet très affirmée par l’un et l’autre laboratoire.

Enfin, la préoccupation épistémologique est également présente dans nos approches. Dans l’équipe du CSU, la co-présence des différentes thématiques permet une interrogation générale sur la production des idées savantes et profanes. Dans l’équipe du GTM, l’interrogation porte sur la pertinence des concepts utilisés pour accéder à l’intelligibilité du social et, pour cela, le GTM se propose d’interroger les paradigmes théoriques dominants dans les disciplines concernées par le travail et le genre.

De par leur histoire, les deux composantes du CRESPPA présentent des champs d’activité quelque peu différents.

Le CSU rattache son identité et ses questionnements plurithématiques (sur la ville, sur les rapports sociaux dans l’entreprise, sur la culture, sur le genre, sur le politique) à une bi-disciplinarité qui lui est constitutive depuis son dernier quadriennal (sociologie et science politique). Le GTM se caractérise par une double inscription en sociologie du travail et des professions, d’une part, et en sociologie des rapports sociaux de sexe/genre, de l’autre. Il accueille désormais des chercheurs participant au troisième cycle pluridisciplinaire sur les questions féminines et le genre. De ce fait, l’équipe accueille des philosophes et des littéraires. Une réflexion particulière est menée sur les questions épistémologiques concernant genre et travail.

Les recherches sur le genre et le travail dialoguent entre elles au sein du CRESPPA. Ce dialogue est orienté dans des perspectives spécifiques aux deux équipes. Au CSU, les recherches sur le genre et le travail dialoguent aussi, de façon impérative pour les chercheuses et chercheurs qui les mènent, avec celles qui portent sur l’engagement, les politiques étatiques, la production des savoirs et les rapports économiques. Les différentes thématiques ne sont pas isolables car elles se nourrissent les unes les autres, s’ouvrent mutuellement de nouveaux horizons, de nouveaux objets et questionnements. Par exemple, les travaux rattachés à l’ancien axe (programme 2004-2007) « Savoirs et politique » ont irrigué les domaines du genre, de la ville, des relations de travail, qui, produisant à leur tour de nouveaux découpages, ont amené le laboratoire à dégager pour la période à venir deux nouvelles thématiques : engagement et participation d’une part, pouvoirs étatiques de l’autre.

Au GTM, les recherches sur genre et travail s’articulent avec un questionnement sur les transformations de la division sociale du travail et la place des travailleurs immigrés dans les reconfigurations ; les travaux s’orientent actuellement vers l’étude des dimensions subjectives de l’activité, notamment le rapport au temps, l’émergence de métiers aux contours imprécis ou atypiques, la construction sociale des parcours professionnels et des trajectoires. D’autres recherches portent sur le rapport de service, les métiers du « care ». Une bi-polarisation des axes ou pôles s’est imposée progressivement. Des trois axes, transformation du travail et de ses divisions sociales ; le rapport social de service et public/privé et citoyenneté le GTM en a retenu deux en les recomposant, affirmant ainsi une identité forte de recherches menées en sociologie du travail comme en sociologie du genre.