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Laboratoire dynamiques sociales et recomposition des espaces - LADYSS

Laboratoire dynamiques sociales et recomposition des espaces - LADYSS

UMR7533
depuis le 01/01/1997


Attaché à l'école doctorale : Economie, Organisations, Société

Contact

Courriel : moellic@u-paris10.fr
Site internet

Tél 0140977806
Fax 0140977155

Adresse Adresse
Bâtiment T139
200 avenue de la République
92001 Nanterre Cedex

 

UFR de Sciences Sociales et Administration (SSA)

Le laboratoire Dynamiques sociales et recomposition des espaces (LADYSS) est une UMR pluridisciplinaire distribuée sur 4 sites universitaires (Paris 1, Paris 7, Paris 8, Paris 10). Rattaché à deux Instituts du CNRS (INSHS et INEE), le Ladyss dépend de deux sections du CNRS (39 et 36) et de trois sections du CNU (19, 23, 24). Il est issu de la fusion, en 1997, de 2 laboratoires représentant chacune une discipline : la sociologie (le GRMSE, H. Mendras et M. Jollivet), la géographie (Strates, M. Rochefort et N. Mathieu). Les appartenances actuelles de ses membres recouvrent de nombreuses disciplines des SHS.

Le LADYSS réunit des membres de plusieurs communautés disciplinaires partageant :
- une appartenance à des champs disciplinaires qui se sont donné pour objet premier, au sein des sciences sociales, l’analyse de faits sociaux caractérisés par leur ancrage spatial : territoires urbains et territoires ruraux, au nord comme au sud.
- une expérience analogue, convergente même, et particulièrement innovatrice si on la situe dans son contexte d’émergence, de prise en compte des questions d’environnement, au travers en particulier de l’analyse des rapports entre la société et la nature.
- des pratiques de recherche, dans un mouvement allant d’une pluridisciplinarité au sein des sciences sociales à une interdisciplinarité jusqu’aux sciences du vivant, qui se traduisent par une approche privilégiant les enquêtes de terrain, par des échelles d’observation prenant en compte le multiscalaire, par le recours à l’approche comparative comme méthode cumulative.
 

Au cœur du projet : l’analyse du lien entre des processus sociaux et des territoires

De la même façon que les politistes parlent de territorialisation des politiques publiques, nous pouvons dire de notre projet collectif qu’il correspond à une analyse des processus de territorialisation de l’action individuelle et collective, qu’elle soit appréhendée à l’échelle d’un système-monde (axe 1), à celle d’un quotidien fait de problèmes locaux (axe 2), ou au travers d’objets particulièrement représentatifs des mutations des sociétés contemporaines comme ceux de l’environnement (axe 3). Ces processus sont analysés sous le prime des rapports entre le rural et l’urbain dont rend compte un Observatoire ouvert à toute la communauté scientifique.

L’analyse de ces processus de territorialisation prend son sens si on la situe dans le double mouvement de la modernisation technologique et de la mondialisation des échanges. Quels rôles joue le territoire, entendu comme niveau spatial, mais surtout comme niveau où se construisent les connectivités entre acteurs ? Les questions du laboratoire portent sur les modes d’organisation que les acteurs sociaux, en tant qu’individus ou en tant que collectifs, se donnent pour composer avec les objets biophysiques ou spatiaux qu’ils contribuent à transformer. Ces rapports sont dans une constante recomposition qu’impulsent la modernisation technologique et la mondialisation.

Ce double contexte – modernisation technologique et mondialisation – génère des discontinuités et des fragmentations sur le plan spatial, il brouille les frontières des groupes sociaux et crée des situations de multi-appartenances, les unes et les autres se traduisant dans des processus que l’on qualifiera de déterritorialisation, c’est-à-dire des situations où les flux et les réseaux semblent déterminants. Ces processus nous intéressent comme tels, mais aussi en ce qu’ils peuvent générer, par réaction, de nouvelles institutions, de nouvelles procédures et de nouvelles catégories susceptibles de reconnecter les territoires et, en leur sein, d’offrir de nouveaux assemblages du social. Il est de ce point de vue particulièrement intéressant de mettre à l’épreuve les catégories s’inscrivant dans la problématique de l’urbain et du rural. Ces catégories sont mobilisées par les acteurs dans leur tentative de recréer du lien à l’échelle d’une action individuelle ou collective. Elles permettent aussi de rendre compte des processus aboutissant à de nouvelles territorialités, à savoir des territoires pertinents pour la coexistence ou la construction des liens sociaux.

Les trois objectifs transversaux aux différents axes de recherche du laboratoire sont  :

  1. Les intermédiations  : le rôle du politique et du normatif, des concepts et des savoirs, des instruments et des procédures. Il s’agit d’analyser les enjeux de la connectivité du social à différentes échelles spatiales en nous intéressant aux opérateurs de médiation (entre le global et le local, le centre et la périphérie, etc.).
  2. Le gouvernement des hommes et des territoires : sous l’angle du « gouverné », des stratégies, des formes de gouvernement et des fondements des politiques publiques. Il s’agit de faire l’analyse critique du développement durable comme « programme politique global ».
  3. Les inégalités spatiales, sociales et écologiques : la question des fragmentations, l’accès aux ressources, la gestion des risques et les capacités d’action. Il s’agit de croiser ces trois types d’inégalités, d’identifier leurs modalités d’expression et de comprendre leur dynamique cumulative.